19 août 2007
Transformers (sortie le 25/07/07)
Résumé : Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l'univers... Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s'étend à la Terre, et le jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l'ultime espoir de l'humanité. Semblable à des milliers d'adolescents, Sam n'a connu que les soucis de son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles... Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d'un mortel affrontement, il ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky : "Sans sacrifice, point de victoire !"
J'ai enfin été voir ce fameux Transformers hier soir au Kinépolis. Pas de surprise c'est à peu près à quoi je m'attendais : de l'action pure et dure et rien d'autre! Autant le dire tout de suite, si vous êtes venu voir une bonne histoire, avec des acteurs crédibles et de l'émotion vous feriez mieux de changer de salle tout de suite! Transformers fait parti de cette catégorie si particulière de films : le bourrin. Le genre de film où l'on ne s'attarde pas pour créer une atmosphère, ou pour s'attacher aux personnages. Ce qui compte ici c'est de vous en mettre plein les mirettes, et de ce côté là on peut dire que c'est plutôt réussi. Les effets spéciaux sont tout simplement sublimes, chaque robot est très bien rendu et la complexité de leurs formes est impressionante. Ces robots sont d'ailleurs si complexes qu'ils en deviennent parfois abstraits ou brouillon. Ce qui fait qu'au final on a énormément de mal à voir leur visage (et leurs expressions) ce qui est bien dommage. Le design de ces monstres d'acier est également fort réussi, on reste très proche de celui des jouets, même s'il sont bien plus complexes! Je me demande d'ailleurs toujours combien de temps les créateurs du film on dut mettre pour créer ces robots, chacun étant composés de milliers de pièces qui s'emboitent! De ce côté là chapeau les mecs!

Mais à part ça, pas grand chose... Bon Shia LaBoeuf m'a tout de même surpris, il s'avère être un très bon acteur, j'ai moins peur pour Indiana Jones 4 maintenant ^^! (le problème c'est que c'est plus un anti héros qu'un vrai aventurier, enfin on verra ça l'année prochaine). Par contre les autres acteurs sont vraiment trop lisses, trop classiques. On a droit à la bonasse qui sert à rien à part montrer sa belle carosserie, le militaire qui se la joue héros à la place du vrai héros (fallait quand-même un beau gosse pour faire mouiller les filles parce que Shia...). Mais le nec plus ultra reste la spécialiste en informatique, une bombe siliconée, blonde aux yeux bleus, une vrai informaticienne quoi! Pour le reste on a droit à un film rempli de clichés et de grosses invraisemblances (les lettres de noblesse de notre cher Michael Bay). Niveau scénario autant dire qu'on est proche du néant, des robots viennent sur terre et se battent, that's all! Sinon les répliques des robots sont quand-même bien drôles (enfin elles sont nulles mais ça m'a bien fait marrer), j'espère que c'était intentionnel : "ouhhhh je vais te tueeeerrrr", mdr!

Au final Transformers reste un bon blockbuster de l'été ou l'action est reine mais où le moindre soupçon de finesse ou d'émotion sont absents. J'ai tout de même préféré ce film aux autres de Micheal Bay, tous plus clichés les uns que les autres (Armageddon et Pearl Harbor en premier). On passe un bon moment et je crois que c'est le principal.
Note : 13/20
20 juillet 2007
Le Labyrinthe de Pan (sortie le 01/11/06)
Résumé : Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

Après Blade 2 et Hell Boy, Guillermo Del Toro nous sort enfin un bon film, excellent même! Projet plus personnel, Le Labyrinthe de Pan a muri dans l'esprit du réalisateur pendant plus de 20 ans! Et il a bien fait d'attendre pour le réaliser (attendre d'avoir un budget conséquent, de trouver les bons acteurs, etc...) car au final c'est une réussite totale! L'histoire est vraiment originale, en particulier de par son genre. En fait c'est à la fois un film historique (1944 dans l'Espagne de Franco) et fantastique (la quête de la jeune Ofélia pour devenir la princesse du royaume souterrain). Autre "surprise", contrairement à la plupart des films dont l'acteur principal est un enfant, ici la violence est très présente, il y a de nombreux meurtres, mutilations et autres réjouissances sympathiques. Le casting est sublime, la jeune Ivana Baquero est une très bonne actrice, ses traits doux sont parfaits pour incarner cette jeune fille rêveuse et innocente, une vraie petite princesse! Sergi Lopez est détestable en Capitaine sans pitié, on a qu'une envie, le voir mourir dans d'atroces souffrances! Enfin Doug Jones qui incarne les deux grandes bestioles est extraordinaire, malgré ses kilos de caoutchouc sur la tronche il arrive à jouer de manière très naturelle. En parlant de maquillages, ces derniers sont une des grandes réussites techniques du film. Les effets spéciaux 3D ainsi que les décors sont également très réussis (le film a d'ailleurs reçu trois oscars : meilleure photo, meilleurs maquillages et meilleurs décors). Mais ce qui fait la grande force du film c'est de ne pas être tombé dans les clichés du conte de fée. Ici les fées ressemblent à d'immondes insectes (qui se transformeront en vrais fées pour mieu correspondre à la vision qu'avait Ofélia de ces dernières), la créature qui aidera Ofélia à atteindre son objectif est un faune dont l'apparence n'inspire pas vraiment confiance (voix très graves, yeux blanc et cornes pointues) et les épreuves que devra affronter Ofélia sont toutes sauf merveilleuses!

Le Labyrinthe de Pan est pour moi un des meilleures films de l'année 2006 (aux côté de Little Miss Sunshine). Guillermo Del Toro a réussi à allier historique et fantastique comme personne ne l'avait jamais fait auparavant, sans strass ni paillettes mais d'une beauté et d'une poésie rarement atteinte dans une oeuvre de ce type. Une bien belle réussite!
Note : 19/20
11 juillet 2007
(Film) Harry Potter et l'Ordre du Phénix (sortie le 11/07/07)
Résumé : Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce...

Pas mal ce petit Harry. Toute la petite bande a bien grandit depuis le dernier épisode, la saga suit par ailleurs la même voie et devient de plus en plus sérieuse film après film. On sent quand-même que ce cinquième flm est un épisode de transition, il ne s'y passe pas grand chose de super important et au final on se doute qu'il n'y aura pas de gros changements étant donné qu'il reste encore deux films pour terminer l'histoire. Les nouveaux personnages sont tout de même fort sympathique, en particulier mademoiselle Ombrage, envoyée par le ministère afin de remettre de l'ordre à Poudlard. Avec ses petits rires nerveux et ses manières d'un autre temps ells est vraiment flippante^^! Surtout que derrières cette apparence elle n'est en fait qu'une vrai morue, prête à tout que la discipline revienne dans les rangs de l'école. Harry Potter a grandit bien sur, il a changé de coupe de cheveux (pas terrible en passant) et se la joue héros torturé, son esprit envahie par Voldemore qui essai de le rallier à sa cause. Pour la première fois Harry est craint de ses semblables qui le traitent tous de menteur quand celui-ci affirme que Voldemore est de retour. Le reste de la bande est toujours présent, Hermione se déverguonde un peu (y'était temps!), Ron est toujours aussi benet et ses deux grands frères toujours aussi farceurs (ils organisent d'ailleurs une jolie scène de paguaille pendant l'examen de fin d'annèe qui vaut son pesant de cacahuètes). Il y a égaelement trois filles qui n'arrêtent pas de tourner autour d'Harry, l'une d'elle aura même droit à un baiser (ouaaahhhh ^^).

Harry Potter et l'Ordre du Phénix reste un bon film, bien que sa fidélité au livre soit un peu remise en cause. Enfin on passe tout de même un bon moment et les 2h20 du film ne se ressentent pas du tout. A noter également des effets speciaux de qualité (en particulier le géant qui est vraiment superbe!) et des acteurs toujours aussi bons malgré leur jeune âge. Bref Harry est encore dans la place (yo ^^) et pour longtemps!
Note : 14/20
08 juillet 2007
Die Hard 4 : Retour en Enfer (sortie le 04/07/07)
Résumé : Pour sa quatrième aventure, l'inspecteur John McClane se trouve confronté à un nouveau genre de terrorisme. Le réseau informatique national qui contrôle absolument toutes les communications, les transports et l'énergie des Etats-Unis, est détruit de façon systématique, plongeant le pays dans le chaos. Le cerveau qui est derrière le complot a tout calculé à la perfection. Ou presque... Il n'avait pas prévu McClane, un flic de la vieille école qui connait deux ou trois trucs efficaces pour déjouer les attaques terroristes.

Je vais la faire court, le quatrième volet de la saga Die Hard ne m'a pas déçu! Bruce Willis qu'on aurait put penser trop vieu pour ce genre de rôle nous prouve qu'il n'a pas encore un pied dans la retraite ^^. Bon évidemment pour ce genre de film il faut se mettre sur la position "je vais en prendre plein la gueule et on s'en fout du reste". Et il n'y a pas que le public qui s'en prend plein la gueule, comme à son habitude le bon John Mc Lane se fait trucider la tronche à tout va mais survit, et avec humour en plus! Alors bien sur le film regorge d'invraissemblances énormes (le combat avec le F16 en pleine ville, les accidents ultra violents dont le héros ressort toujours indemne, etc...) mais qu'importe, les scènes d'actions sont ultra impressionnantes, très originales et putin que c'est bon! Voilà, que dire d'autre, le scénario avec le terroriste informatique est moyen mais bien ficelé, les moments de tension sont nombreux et on s'étonne à se cramponner au siège en ne sachant pas si Bruce en ressortira vivant (qu'on est con des fois, bien sur qu'il va pas mourir!). Le gosse qui accompagne Bruce est marrant, il en fait pas trop et est là pour aider le vieillard Mc Lane qui y connaît que dalle en nouvelles technolgies.

Die Hard 4 : Retour en Enfer (quel doux titre ^^) est donc un très bon film d'action, assez différent des volets précèdents (époque oblige) mais d'une puissance et d'un spectaculaire encore jamais vu! Bruce fait ici une très bonne interprétation du héros vieillissant mais qui en a encore dans le slip!
Note : 17/20
29 juin 2007
Qui veut la Peau de Roger Rabbit (sortie le 18/10/88)
Résumé : Roger Rabbit est au trente-sixième dessous. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d'engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu'il n'y parait...

Qui Veut la Peau de Roger Rabbit fait parti de ces films cultes qui ont bercé mon enfance au même titre que la trilogie Indiana Jones et Retour vers le Futur, Jurassic Park ou bien encore Les Gremlins. Quel plaisir donc de le revoir aujourd'hui, n'en ayant gardé que de bons souvenirs. Malgré ses 20 ans au compteur, Roger fait encore mouche! Les effets spéciaux n'ont pas pris une ride, on a pas fait mieux en intégration 2D depuis. Les acteurs sont tous excellentissimes et l'histoire est toujours aussi passionnante. Le coup de génie de Robert Zemeckis (à qui l'on doit également la trilogie Retour vers le Futur, autres films ayant marqués mes jeunes années ^^) a été de ne pas viser uniquement le jeune public. L'histoire est quand-même assez compliqué et la violence bien présente (Marvin Acme qui se prend un coffre-fort sur la tête!). Le personnage principal est quant à lui plutôt atypique, ce n'est en rien le héros que l'on pourrait s'attendre à voir, Eddy Valliant est un detective rabat-joie, alcoolique et plutôt enrobé, un bon ptit loser quoi ^^. Mais c'est ce qui le rend terriblement sympathique et après avoir entendu les quelques explications sur la cause de son état on le prend très vite en amitié.

Le film mêle donc animation 2D et prise de vue réelle, technique qui fait ici son grand retour dans une production Disney après des années d'absence (le dernier film Disney ayant utilisé cette technique était Peter et Elliot le Dragon en 1977). Elle est ici parfaitement maîtrisée, ce qui n'est pas étonnant étant donné les années d'expérience qu'a la frime aux grandes oreilles de cette technique. C'est d'ailleurs Walt Disney en personne qui la démocratisa avec sa toute première série animée crée en 1922, les Alice Comedies. Les Trois Caballeros (1945) est ensuite le tout premier long-métrage à mélanger personnages animés et réels. Suivront Mélodie du Sud (1949), Mary Poppins (1964), L'Apprentie Sorcière (1971) et enfin Peter et Eliott le Dragon (1977). C'est d'ailleurs avec plaisir que l'on retrouve tous les personnages animés de ces producions dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit, qui devient alors un film "hommage" à l'animation d'autrefois. Le tout est raconté dans le contexte historique d'après guerre retranscrit à merveille et qui donne encore au film une touche de charme supplémentaire, un vrai régal!
Note : 20/20
27 juin 2007
Fête du Cinéma 2007 : suite et fin

Après une petite pause Lundi (mes yeux en avaient besoin ^^), me voilà reparti au cinéma! Changement de décor, je suis cette fois à l'UGC de Lille. Premier constat : je suis le plus vieux de tout le ciné! La Moyenne d'âge des spectateurs ne dépasse pas 15 ans, ça me rajeunit pas... Première séance à 14h avec Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde. Je suis seul, ma copine préférant ne pas m'accompagner pour ce genre de production (pas assez d'amouuuuur). Vu que je suis arrivé en avance, je patiente au portillon, attendant que ma salle passe au vert sur l'écran. J'en profite pour m'apercevoir que la "fashion attitude" s'attrape de plus en plus jeune, je vois des gamins d'à peine 10-11 ans sapés comme des dandys passer devant moi la mèche au vent °° ... Un vrai défilé de mode!
Voilà quinze minutes que j'attend, le film commence dans cinq minutes et la salle est toujours rouge sur l'écran. Je regarde autour de moi : pas grand monde alors que la salle pour Pirates est sensé être complète! Je commence à me demander s'il ne fallait pas attendre DEVANT la salle et non au portillon. Bingo... J'arrive devant la salle, les portes sont fermées et il y a une queue pas possible devant moi! Putin je suis con, ça faisait un quart d'heure que j'attendais au portillon alors qu'on pouvait passer! Je me retrouve donc au deuxième rang, la tête en l'air pour matter l'écran, ouaiiiiiis...
Pirates des Caraïbes : Jusq'au Bout du Monde (sortie le 23/05/07)
J'ai passé un bon moment, même si le film n'était pas extraordinaire. J'ai préféré le second opus, moins long et moins dur à digérer. Ici il ya un nombre assez élevé de nouveaux personnages, de scènes d'action et de complots pas tous très clairs. Certaines scènes valent tout de même le coup comme celle où Jack Sparrow se retrouve dans l'autre monde. Le film aurait put être un brin moins long (2h50 quand-même!) mais on ne s'ennuie pas pour autant. Espèrons tout de même que ce sera le dernier film de la saga (ce dont je doute malheureusement)...
Note : 14/20
Shrek le Troisième (sortie le 13/06/07)
Voilà "enfin" le moment de voir ce chef-d'oeuvre ^^. Que dire... sans surprise le film arrive à faire moins bien que ses prédécesseurs. C'est encore plus de pipi-caca, de vulgaire et de références contemporaines. Cette fois Shrek et son équipe partent chercher l'héritier du trône, Arthur, qui étudie dans une université. Ce nouveau personnage n'apporte rien d'intéressant au récit. Le nouveau personnage le plus sympa reste Merlin, beaucoup plus tarré que dans la version de Disney! Il y a quelques moments vraiment drôles dans le flm (la mort du roi, le petit pain d'épice ^^) mais pas assez pour passer un bon moment.
Note : 10/20
25 juin 2007
Fête du Cinéma 2007
Hier c'était un Dimanche 100% cinéma! Ah la Fête du Cinéma... Le seul moment dans l'année où l'on peut se gaver de films à volonté sans faire trop mal au portefeuille. L'occasion d'aller voir des films que j'avais raté lors de leur sortie ou de gros navets que je voulais voir juste par curiosité ^^. Cette année, vu le peu de films à l'affiche qui m'intéressaient j'ai concentré le tout sur une journée, cinq films en douze heures (plutôt pas mal!). J'en profite pour pousser un coup de geule contre le Kinépolis de Lomme (et oui encore !). Les blaireaux à la direction n'ont rien trouvé de mieux que d'interdire les réservations à l'avance! Concrètement si vous vouliez vous faire une journée ciné sans stress, en prenant toutes vos places d'un coup ben c'est raté! J'ai donc dut faire cinq fois la queue pour voir cinq films! Le kiné, je vous hais...
11h00 : La Môme (sortie le 14/02/07)
Comment ai-je put passer devant ce film magistral! Marion Cotillard est tout simplement exceptionnelle en Edith Piaf, elle ne joue pas un personnage, elle le vit! L'histoire est racontée dans le désordre, passant de son enfance à ses dernières jours, allant de l'un à l'autre pendant tout le film, manière original de raconté la vie de cet "Môme" que l'on ne peut qu'adorer. La bande son est bien sur magnifique, reprenant les plus beaux succés de la chanteuse. Un des meilleurs films français de cette année!
Note : 19/20
14h30 : La Faille (sortie le 09/05/07)
Très bon thriller avec un Anthony Hopkins presque aussi vicelard que dans le Silence des Agneaux! Dommage qu'on le voit si peu à l'écran. Le personnage principal est plutôt l'avocat qui est en charge de le faire tomber, de le faire payer pour le meurtre de sa femme. Je n'ai pas aimé l'acteur qui jouait cet avocat, trop jeune, peu crédible et arrogant. Enfin j'ai quand-même passé un bon moment, l'histoire étant bien menée et les rebondissements nombreux.
Note : 15/20
d
k
17h00 : Ocean's 13 (sortie le 20/06/07)
Shrek 3 étant complet je me rabat sur Ocean's 13 (merci le kiné et ses réservations interdites!). J'avais trouvé le premier assez moyen, le deuxième pareil, et bien le troisième n'échappe pas à la règle! C'est brouillon, le casting a beau être excellent, aucun acteur n'est vraiment crédible. Dès que Brad Pitt ou George Clooney aparaissent à l'écran on se croirait plus dans un publicité que dans un film! Toujours classe, presque pas d'embrouilles, c'est un peu (trop) facile. Bref bof bof quoi...
Note : 11/20
d
20h00 : Boulevard de la Mort (sortie le 06/06/07)
Quentin Tarantino nous reviens avec ce film atypique, où les bagnoles sont reines, en plus des différentes jeunes femmes du film ^^. C'est un thriller, où des minettes sont poursuivies par un malade en bagnole qui désire les massacrer à coup de par-choc! Kurt Russel est génial en vieu cascadeur à la recherche de nouvelles sensations. Mais ce sont les dialogues qui prennent ici le dessus, toujours aussi accrocheurs et pertinents (une des marques de fabrique de Tarantino). Pas son meilleur film mais un vrai moment de jouissance routière!
Note : 16/20
22h30 : La Colline a des Yeux 2 (sortie le 20/06/07)
Le premier (remake d'un film d'horreur des années 70) avait crée la surprise l'année dernière avec sa violence extrême et son histoire pluôt originale. Pile poil un an après le deuxième opus sort en salle. On retombe dans le classique du genre, où des soldats viennent en aide à une équipe de scientifiques qui disparu dans le désert. Le gore est toujours aussi présent, chaque personnages se faisant trucider de manière très... sympathique! Un bon ptit film d'horreur, beaucoup moins choc que le premier mais tout de même intéressant.
Note : 14/20
Il est 00h10, la soirée se termine, j'ai les yeux qui piquent après toutes ces heures passées dans le noir à matter un écran géant mais je suis heureux de ce que j'ai vu. Le "cru 2007" est plutôt bon avec un moyenne de 15/20. Il ne me reste plus qu'à aller voir Shrek 3 et jaurai vu tout ce que je voulais (mince ça va surement faire baisser la moyenne ça!).
20 juin 2007
Gerry (sortie le 03/03/04)
Les deux morceaux en écoute ci-dessus sont du compositeur de musique contemporaine Arvo Pärt, qui a composé la musique du film. On ne les retrouve pas dans le film (dur dur de retrouver la BO d'un film comme Gerry!) mais restent dans le même esprit, beau et mélancolique.
Résumé : Deux hommes, nommés tous deux Gerry, traversent en voiture le désert californien vers une destination qui n'est connue que d'eux seuls. Persuadés d'atteindre bientôt leur but, les deux amis décident de terminer leur périple à pied. Mais Gerry et Gerry ne trouvent pas ce qu'ils sont venus chercher ; ils ne sont même plus capables de retrouver l'emplacement de leur voiture. C'est donc sans eau et sans nourriture qu'ils vont s'enfoncer plus profondément encore dans la brûlante Vallée de la Mort. Leur amitié sera mise à rude épreuve.

Bon normalement je devais parler de Shrek 2 mais à vrai dire j'ai un peu la flemme de faire une critique complète de ce film, tout ce que je je dirai c'est que j'ai trouvé cette suite meilleure que le le premier. Voilà ça c'est fait... Parlons plutôt maintenant d'un film, d'un vrai, Gerry. Ce film ne serait jamais sorti en France sans le succés à Canne d'Elephant. En effet Gerry a été tourné en 2001 (avant Elephant donc), est sorti en 2002 de manière très confidentielle aux Etats-Unis mais n'a malheuresement pas trouvé de distributeur français. Ce n'est qu'après le triomphe d'Elephant qui reçu la Palme d'Or à Cannes en 2003 qu'Mk2 se jetta dessus pour le sortir quelques mois plus tard. Gus Van Sant a tourné Gerry juste après un film de studio à gros budget, A la Rencontre de Forrester avec une vedette Sean Connery. Le cinéaste est conscient du fait que le film occupe une place à part dans sa filmographie : "Ce qu'on a fait dans Gerry, je ne l'avais jamais fait auparavant; J'avais travaillé sur des scénarios qui n'étaient pas conventionnels, en terme de dramaturgie, comme Drugstore Cowboy ou My Own Private Idaho. Il y a des exemples d'expérimentation dans mon travail, comme les images accélérées dans Idaho, qui sont devenues une métaphore de la narcolepsie dont souffrait le personnage. Mais d'un point de vue stylistique, c'est une première pour moi, tenter de revenir aux débuts du cinéma comme s'il n'y avait jamais au de révolution industrielle."
Matt Damon et Casey Affleck ont participé à l'écriture du film au fur et à mesure du tournage. Le réalisateur révèle que les liens qui unissent les comédiens ont nourri les personnages du film : "Gerry explore les rapports entre Matt et Casey dans la vie. On a structuré l'histoire de sorte que le survivant soit le "mâle dominant". Dans la réalité, ce rapport existe entre eux car Casey est plus jeune et semble toujours jouer le moins responsable des deux. Mais en fin de compte, je pense que Casey savait que le perdant était le rôle le plus intéressant. De toute façon, cette dynamique existe bel et bien entre eux dans la vie et le film était aussi là pour véhiculer cette tension."

Gerry n'est donc pas un film comme les autres, c'est pour ma part une expérience assez inédite. Deux personnages, un texte qui tient sur deux pages, de longs plans séquence de plusieurs minutes et quasiment aucune action... Avec Gerry, Gus Van Sant est encore plus extrême dans son "retour aux sources du cinéma" que dans Elephant. C'est ce que j'ai ressenti en voyant ce film, on dirait que le cinéma est resté aussi pure qu'à sa création, à dix milles lieux des grosses productions actuelles, Gerry est un film pure. Le réalisateur se débarasse ici de toutes les fioritures inutiles pour ce concentrer sur les personnages. On ne sait rien de l'histoire de ces deux Gerry, pourquoi viennent-ils se balader dans le désert, ont-ils quelque chose à se faire pardonner? On en saura pas plus à la fin du film... Mais ce n'est pas grave car le principal intérêt du film est de suivre ces deux compères dans leur périple désertique, de voir comment ils vont passer de l'état de simple randonneurs à celui de "survivors". Apparement ils ont l'air de se connaître depuis un moment, le peu de dialogue en est la preuve (inutile de parler quand on se connaît très bien, le regard suffit). Gerry est un film expérimental et contemplatif, ici on assiste pas à un film, on le vit. De manière pus technique le film regorge de superbes plans séquence jouant avec le contraste terre/ciel avec brio, uniquement relié par les silhouettes des jeunes marcheurs en contre jour.
Pour la première fois j'ai adoré Matt Damon qui, dans la plupart de ses films m'insupportait au plus haut point. Peut-être parcequ'il ne dit presque pas un mot, ça lui convient bien ^^. Casey Affleck, frère de Ben Affleck, moins connu du grand public n'en est pas à sa première collaboration avec Gus Van Sant. On a déjà put le voir dans Will Hunting et A la Rencontre des Forrester (en tant qu'assistant réalisateur).

Gerry est une oeuvre unique, bien loin des films "clichés" et commerciaux qui pullulent dans les salles. Plus qu'un film, Gerry est une expérience, où le ressenti, la contemplation, prend le dessus sur le récit. Gerry est un film qu'il faut découvrir à tout prix pour comprendre que le cinéma américain ce n'est pas seulement Harry Potter ou Spider-Man. Un vrai petit bijoux.
Note : 19/20

15 juin 2007
Elephant (sorti le 22/10/03)
Résumé : En ce jour d'automne, les lycéens, comme à leur habitude, partagent leur temps entre cours, football, photographie, potins, etc... Pour chacun des élèves, le lycée représente une expérience différente, enrichissante ou amicale pour les uns, traumatissante, solitaire ou difficile pour les autres. Cette journée semble ordinaire, et pourtant le drame couve...

Autre film, autre Palme d'Or! Après l'avoir découvert au cinéma en 2003, j'ai revu Elephant avec un grand plaisir, je l'ai même encore mieux apprécié qu'au cinéma. Peut-être est-ce dût au fait qu'à l'époque j'avais été un peu déçu de ne pas assister à une "reconstitution" du massacre du lycée de Columbine de 1999. Mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'Elephant n'est pas un film d'action, ni même un film centré sur le massacre de Columbine. Non, le sujet principal du film est bien la jeunesse américaine et sa culture "tribale" (les skaters, les intellos losers, les pétasses, les sportifs, etc...). La grande originalité du film tient au fait que l'on suit chaque personnages durant de longs plans séquences, la plupart du temps de dos. Chacun fait ce qu'il a à faire, tout paraît assez routinier mais pas inintéressant. Car ce qui peut-être la routine pour l'un peu paraître assez surprenant pour un autre. Par exemple John (John Robinson), son père est alcoolique ce qu'il fait qu'il arrive souvent en retard en cours, ce qui lui vaut de nombreux avertissements du directeur de son lycée. Il doit s'occuper de son père, conduire à sa place, appeler quelqu'un pour venir le raccompagner, etc... Pour lui ça paraît presque normal! C'est ça que j'ai vraiment aimé dans ce film, suivre le quotidien d'ados américains que tout oppose, être immergé dans ces vies qui se croisent aux abbords d'un couloir de lycée. Quand je dis "immergé" c'est vraiment la cas car, par exemple, quand ces jeunes gens déhabulent dans les couloirs certains bruitages apparaissent, un peu de musique parfois, le tout s'arrête quand la personne parle à quelqu'un, comme si on le sortait de ses pensées, comme si on était dans la tête de la personne en train de marcher, c'est vraiment bien foutu.

Bien sur Elephant parle quand-même du massacre qui se prépare, on suit un des deux tueurs comme on suit les autres ados du film. On voit comment se déroule une de ses journées type, il est très solitaire, se fait enmerder en classe par les "sportifs", quand il rentre il n'y a personne à la maison. Ce qui frappe surtout c'est son calme, il ne dit pratiquement pas un mot, paraît très serein. Quand on le voit prendre des notes au self le midi il semble même impatient de faire sa petite "virée". Evidemment on a aussi droit aux clichés du gamin qui joue trop aux jeux vidéo où l'on tue des gens, qui regarde des documentaires sur Hitler et les nazis... c'est un peu facile et pas forcément justifié. Par contre j'ai trouvé très pertinent de montrer comment ces deux ados boutonneux ont put s'acheter une arme de guerre très facilement en la commandant sur internet, Gus Van Sant prend ici le partie du réalisateur Micheal Moore, avec son film Bowling for Columbine, dénonçant la politique des armes à feu aux Etats-Unis.
Pour finir, pour ceux qui se demanderait quel est le rapport entre le titre du film et son contenu voici l'explication : Elephant est une référence au film-homonyme de la BBC, réalisé en 1989 par Alan Clarke et centré sur la violence sectaire en Irlande entre Catholiques et Protestants. Le cinéaste avait choisi ce titre d'après l'image sarcastique du nez au milieu de la figure. Pour Gus Van Sant, "ces jeunes vivent à une époque différente, mais tout aussi violente".

Elephant est une oeuvre originale, dérangeante, qui peut paraître sans intérêt pour certain (ceux qui s'attendaient à 1h19 de turie), je l'ai pourtant trouvé passionnante. Gus Van Sant veut montrer ici que la violence touche tout le monde, que la cruauté est universelle et qu'elle peut frappé n'importe où, n'importe quand. J'ai également beaucoup aimé le côté engagé du film qui, sans en faire des tonnes démontre parfaitement que la rapport entre les américains et les armes doit changer. Un film à découvrir à tout prix!
Note : 18/20
13 juin 2007
(Film) Le Vent se Lève (sortie le 23/08/06)
Résumé : Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté...

Voilà un film qui a bien mérité sa Palme d'Or! Dernier long-métrage du réalisateur Ken Loach (Raining Stones, Sweet Sixteen), Le Vent se Lève est une réussite totale. Commençons par le cadre, les superbes paysages irlandais, faits de vallées, de collines verdoyantes, vraiment très beau! La reconstitution historique est également réussie, j'aime beaucoup les films qui nous en apprennent un peu plus sur l'histoire d'un pays, des faits pas forcément très connus aujoud'hui. Comme dans La Vie des Autres avec l'Allemagne de l'Est ou bien encore Indigènes avec les arquis, j'ai ici beaucoup appris sur les problème de l'Irlande d'après guerre (14-18), de son conflit avec la Grande Bretagne et du début du conflit interne, vraiment intéressant et instructif. Le film s'attarde dans un premier temps sur la main mise de la Grande Bretagne sur le pays, la sauvagerie de ses soldats qui sèment la terreur dans les villes irlandaises, prêts à tuer quiconque aurait l'envie de protester. Malgré cela le film n'est pas anti-britannique, voilà ce que Ken Loach dit à ce proppos : "J'ai envie que les spectateurs voient les personnages au-delà de leur nationalité. Ce n'est pas un film sur les Anglais qui tabassent les Irlandais... Les gens ont beaucoup plus de points communs avec des étrangers de la même condition sociale qu'avec, disons, ceux qui sont au sommet de leur échelle sociale (...) En Irlande, les Britanniques ont laissé derrière eux de terribles séquelles, et les forces de progrès ont souffert d'un énorme recul après le traité. Malgré cela, et malgré toutes les souffrances, le fait est que les britanniques se sont retirés. Il y a là un élément d'espoir."

Mais Le Vent se Lève c'est surtout l'histoire de deux frères, Damien (Cillian Murphy, révélé par 28 Jours Plus Tard et Batman Begins) et Teddy (Padraic Delaney dont c'est le premier film). Tout d'abord unis dans le combat qu'ils mennent contre les britanniques, ils seront séparés par le conflit irlandais. Leur histoire se développe donc parallèlement à celle des combats, des morts et des rebondissements du film. Mais à aucun moment leur histoire prend le desus car le film raconte avant tout le conflit dans sa globalité.
Les scènes de violences sont légions, a la limite du supportable pour certaines (la scène de torture...), c'est la guerre, c'est moche quoi. Du côté de la mise en scène, Ken Loach a choisi la sobriété, style qui sie le mieux à ce genre d'histoire qui se veut avant tout réalistes. Pas de musique symphoniques, d'effets spéciaux à tomber à le renverse, ni même de scène d'émotions dégoulinantes. Tout est sobre, sans artifices et c'est très bien! Pareil du côté du jeu des acteurs, ils n'en font jamais trop et s'intègrent parfaitement à ce récit... il y a donc beaucoup de rouquins parmis ces acteurs, Irlande oblige ^^!
Enfin le scénario est très bien foutu, on suit le déroulement du conflit à travers les yeux d'une poignée de paysans d'un petit village. Même pour ceux qui ne savaient rien ou presque sur ce conflit (comme moi ^^), tout est très bien expliqué, avec assez de détails pour bien comprendre la situation de ces hommes épris de liberté.

Le Vent se Lève est donc un excellent film, à la fois divertissant et très instructif. C'est le deuxième film de Ken Loach que je découvre après Sweet Sixteen et je dois dire que j'aime beaucoup son style! A 70 ans, après 30 ans de participation au festival de Cannes, il était temps de le récompenser de la Palme d'Or ^^! A voir absolument!
Note : 17/20






























