27 juillet 2008
Premières images de Là-Haut!
Le premier teaser de Là-Haut, le PIXAR de l'année prochaine a été dévoilé hier au Comic-Con 2008! Les avis de l'audience furent mitigés, en même temps vu le peu d'images dévoilées on ne peut pas vraiment encore donner son avis sur cette nouvelle production, à part sur le design de Carl, un des personnages principals dévoilé dans ce teaser et l'apparence de la maison... PIXAR est tout de même bien plus avare en images qu'ils ne l'étaient auparavant, souvenez vous des teasers des Indestructibles, Cars ou bien encore Ratataouille, à chaque fois une scène était spécialement crée pour le teaser (et absente du film). Là-Haut reste donc encore un film très mystérieux, il faudra certainement attendre le premier trailer (surement pas avant la fin de l'année) pour en savoir un peu plus... Le site officiel du film vient également d'ouvrir ses portes avec en prime le teaser en bonne qualité.
22 juillet 2008
Ponyo
Ponyo, le nouveau film d'animation des studios Ghibli réalisé par Hayao Miyazaki est enfin sorti au Japon! Souvenez-vous, je vous avais parlé de Ponyo dans un post du mois d'avril 2007 (ça remonte à loin, je sais ^^). Voici lez résumé du film : Âgé de cinq ans, le petit Sôsuke habite avec ses parents une maison à la pointe d'une falaise qui surplombe la mer. Sauvée par ses soins, la jeune Ponyo, poisson de son état, se prend d'affection pour le petit garçon et va dès lors vouloir prendre forme humaine pour aller à sa rencontre, et l'entraîner ainsi à l'aventure dans le monde sous-marin qui est le sien…
A l'âge de 67 ans, Hayao Miyazaki livre ici son dixième long métrage, qui reprend à destination d'un public enfantin une trame classique, basée sur la rencontre de deux protagonistes appartenant à des mondes que tout sépare… Un clivage déjà présent dans des récits tels que La Petite sirène d'Andersen ou Ondine de Jean Giraudoux, et déjà avéré auparavant dans divers contes traditionnels, notamment scandinaves. Usé par ses nombreuses réalisations depuis maintenant trente ans, Miyazaki, qui a toujours envisagé chacun de ses travaux comme le dernier, a une fois de plus relevé le défi de la seule manière qui convienne à ses yeux : en y consacrant toute son énergie et toutes ses ressources, y compris sur le plan physique. En ce sens, la sincérité et la portée inchangées de son engagement créatif ne font pas le moindre doute.
Sorti le 19 juillet dernier au Japon, Ponyo ne sortira chez nous qu'au mois d'avril 2009... Le film a pour particularité d'avoir été entièrement réalisé à la main, chose devenu assez rare de nos jours. Miyazaki s'est comme d'habitude occupé de quasiment tout, du scénario à l'animation en passant par le design des personnages entouré bien sur par 70 assisants. Ponyo est censé être le dernier film du maître, mais Princesse Mononoké sorti en 1997 devait déjà être son dernier film et il en a pourtant déjà réalisé trois depuis donc il y a de fortes chances pour qu'il continu sur sa lancé! Le style de Ponyo se rapproche fortement de Mon Voisin Totoro, est-ce que ce nouveau fim arrivera à le dépasser? C'est ce que nous verrons chez nous l'année prochaine! En attensnat je vous invite à découvrir la bande annonce japonaise de Ponyo avec sa chanson phare toute mimi :
09 juillet 2008
WALL•E : ma critique! (sortie le 30/07/08)

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J'ai eu la chance de pouvoir voir le nouveau bijou des studios PIXAR en avant-première dimanche dernier au Kinépolis de Lomme! Après un excellent cru 2007 (Ratatouille) on s'attendait bien sur cette année à un film du même niveau, voir encore mieux. Eh bien WALL•E est un pure chef-d'oeuvre! PIXAR a une nouvelle fois repoussé les limites du cinéma d'animation pour nous offrir un film aux allures comiques, romantiques et grandioses mais avec un message on ne peut plus sérieux sur le respect de l'environnement. Ce thème avait déjà été abordé dans Nausicäa, le chef-d'oeuvre d'Hayao Miyazaki d'une façon magistrale (et avec énormément d'avance sur son temps), mais c'est la première fois qu'un studio américain s'y intéresse de près.
Par quoi commencer? Eh bien le scénario tout d'abord : à la découverte de celui-ci il y a quelques mois on avait de quoi se poser des questions. Quoi? un robot du nom de WALL•E? Muet? Qui va tomber amoureux d'un autre robots? Euh ouais ok... Mais au final il n'y avait vraiment pas de quoi s'inquiéter, PIXAR sait prendre des risques (c'est ce qui les caractérise par rapport à la concurrence) et pour le moment ça paie! De bout en bout on est captivé par l'histoire de ce petit robot tout mignon et de sa compagne! L'ambiance du film est également particulière, pour ne pas dire inquiétante. PIXAR nous met devant notre nez les conséquence futurs de nos actes, ça fait froid dans le dos parfois, surtout qu'au final ils n'ont peut-être pas tout à fait tort...

L'animation quant à elle est magnifique, PIXAR la maîtrise de mieux en mieux aux fils des ses productions, les deux personnages principaux étant quasiment dénué de vocabulaire il valait mieux! Les artistes maison ont réussi à nous émouvoir avec de simple petit bouts de férailles, muets qui plus est, il fallait oser, ils l'ont fait et d'une manière somptueuse! L'animation des humains n'est pas en reste, j'avais eu peur en voyant le design de ces derniers dans le The Art of WALL•E mais au final ils passent superbement à l'écran.
Les musiques sont magnifiques, elles ont d'ailleurs un rôle encore plus important dans ce film car elles doivent accompagner les sentiments des robots de manière plus fortes. La chanson du générique de fin est également très belle, loin des chansons cul cul des génériques de films Disney (pop ados à mort!). Le générique de fin est d'ailleurs très beau, encore mieux que celui de Ratatouille, je ne vous en dit pas plus...
Le film est bien évidemment rempli de clins d'oeils (des productions maison et autres), comme dans toute les productions du studio. On reconnait entre autre des clins d'oeil à 2001 Odyssée de l'Espace, Le Monde Némo, Hello Dolly et même aux Macs (hommage au designer de ces denier qui était consultant sur le design d'Eve)!

Une question me taraude tout de même : comment les artistes PIXAR vont-ils réussir à faire encore mieux que ce nouveau bijou??? Qui sait, peut-être que Up prévu pour l'été 2009 sera encore mieux, en tout cas la barre est une nouvelle fois très haute, mais je leur fais confiance pour encore (et encore et encore!) la dépasser! WALL•E est un film beau, riche et intelligent (le rêve
). Loin d'être moralisateur sur le sujet de l'environnement, tout en abordant les thèmes de l'acceptation de la différence et le monde de la consommation, c'est désormais mon PIXAR préféré. En un mot : merci!!!
Note : 20/20
Retrouvez de nombreux concept arts du film sur The Art of Disney Animation!
11 août 2007
Kuzco, l'Empereur Mégalo (sortie le 28/03/01)
Résumé : Dans l'Amérique du sud de l'époque des Incas, Kuzco est un jeune empereur qui place son plaisir personnel au dessus des intérêts de son peuple. Ayant poussé l'art du caprice à son paroxysme, sa dernière idée du moment est de se faire construire une résidence d'été sur la colline juxtaposant son palais. Et tant pis s'il faut pour cela raser un village tout entier ! Notre Egoïste pousse même le vice jusqu'à convoquer le chef de village, l'imposant Pacha, pour lui annoncer, en personne, la grande nouvelle : sa maison sera rasée pour le bien-être de son empereur ! Affairé tout entier à obtenir de ses sujets ses moindres caprices, Kuzco laisse son bras droit, la perfide Yzma, échafauder le seul plan qui lui tienne vraiment à cœur : le renverser et s'emparer du pouvoir ! Mais tout s'accélère quand le jeune empereur, insatisfait de sa Seconde, la vire. Métamorphosé par maléfice en lama, Kuzco est destitué et abandonné au cœur d'une nature hostile. Et si son salut venait de son bon peuple et notamment de Pacha ?

Ce film est un vrai régal! Pour la première fois depuis Hercule, Disney nous sort un film centré sur l'humour, et de l'humour de qualité qui plus-est! Kuzco, l'Empereur Mégalo est également le premier Grand Classique dit "moins ambitieux", c'est à dire qu'il n'était pas la priorité pour la compagnie (tout les yeux étaient alors rivés sur Atlantide, l'Empire Perdu) tout comme le seront Lilo & Stich en 2002 et La Ferme se Rebelle en 2004. Son budget fut tout de même assez conséquent, 100 millions de dollars, c'est à dire 10 millions de plus qu'Atlantide, l'Empire Perdu en grande partie à cause des nombreux remaniement scénarisitiques qu'il subit. Alors que le projet original dénommé Le Royaume du Soleil se voulait plus sérieux et très ambitieux, on se retrouve devant un film très cartoon mais également très réussi!

Ce qui fait la force de ce film c'est son humour très décalé, chaque situation est prétexte à divers gags et dialogues percuants. Le moment que je préfère est celui ou Kuzco et Pacha sont bloqués entre deux falaises, avec une horde de crocodiles sous leur pieds et que Pacha écrase Kuzco pour tenter de remonter. Ce dernier, tout écrasé par le poids de son ami lui dit en pleurnichant :"tu las fais exprès!", tout simplement génial! Les personnages sont d'ailleurs tous très drôles et attachants : Kuzco est drôlissime avec ses caprices d'enfant gâté et son égocentrisme exacerbé, Pacha lui est plus sage et donc forcément moins comique mais nécessaire pour l'évolution de l'histoire. La palme de l'humour revient à Yzma et Kronk, un très beau duo de méchant vraiment hilarant! Le personnage de Kronk fut d'ailleurs tellement apprécié que Disney décida qu'il serait le personnage principal de la suite du film, Kuzco 2, King Kronk. Techniquement ce n'est pas le nec plus ultra de Disney mais cela reste tout de même très bon. Les décors en particuliers sont fort réussis, les montagnes d'amérique du Sud sont vraiment très bien retranscrites et les différentes habitations jonchés sur les collines verdoyantes sont toutes mimi. L'animation n'est pas en reste et accentue très bien l'humour des différentes situations. La musique enfin est également très cartoon, on croirait entendre les musiques d'un court métrage Disney des années 40, ce qui va à ravir avec le style du film.

Kuzco, l'Empereur Mégalo est donc un très très bon Disney, assez éloigné des Grands Classiques des 90's mais tout de même excellent dans son style. Avec Lilo & Stitch il reste mon Grand Classique préféré des années 2000.
Note : 19/20
Pour ceux que cela intéresserait vous pouvez admirer une gallerie de concept art du film sur mon autre blog consacré à l'art des films d'animations Disney!
01 août 2007
Sortie de Ratatouille aujourd'hui!

Vous pensiez qu'après la critique élogieuse que j'ai faite du film je ne parlerai plus de Ratatouille, eheheh et bien si! Le dernier né des studios PIXAR sort aujourd'hui sur les écrans français et pour l'occasion voici une interview de Brad Bird (réalisateur), John Lasseter (producteur exécutif) et Brad Lewis (producteur). Par ailleurs la vidéo du court-métrage Lifted est de nouveau disponible sur le post qui lui est consacré.
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envoyé par waytoblue
30 juillet 2007
Le Tombeau des Lucioles (sorti en 1988)
Résumé : Japon, été 1945. Après le bombardement de Kobé, Seita, un adolescent de quatorze ans et sa petite soeur de quatre ans, Setsuko, orphelins, vont s'installer chez leur tante à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. Celle-ci leur fait comprendre qu'ils sont une gêne pour la famille et doivent mériter leur riz quotidien. Seita décide de partir avec sa petite soeur. Ils se réfugient dans un bunker désaffecté en pleine campagne et vivent des jours heureux illuminés par la présence de milliers de lucioles. Mais bientôt la nourriture commence cruellement à manquer.

Je ne pouvais pas parler d'animation sur mon blog sans aborder ce chef-d'oeuvre de l'animation japonaise! Le Tombeau des Lucioles fait partie de ces films qui vous marque à tout jamais. Alors que de l'autre côté du Pacifique les studios Disney commençaient à peine à remonter la pente après la période noire des années 70-80, au Japon les studios Ghibli étaient en pleine âge d'or! Hayao Miyazaki, après avoir terminé Le Château dans le Ciel se préparait à sortir Mon Voisin Totoro. Mais les studios Ghibli comptaient dans ses rangs un autre grand réalisateur qui allait devenir avec Le Tombeau des Lucioles un des grands maîtres de l'animation japonaise : Hisao Takahata. Dernier né d'une famille de sept enfants, Isao Takahata étudie à l'Université de Tokyo où il obtient un diplôme en littérature française. Il entre directement dans la société Tôei Dôga où il apprend la mise en scène avec des séries télévisées, dont un épisode de Ken, l'enfant loup en 1964. Il a la chance d'entrer dans cette maison de production au moment où l'industrie commence à créer les premiers longs métrages d'animation.
Il réalise son premier film pour le cinéma en 1968, Horus Prince du Soleil. Ce film est la première réalisation "indépendante" de l'histoire de l'animation japonaise. Takahata en assure la mise en scène, car il ne dessine pas lui-même, au contraire de Hayao Miyazaki, ce qui lui permet de changer de style de film en film comme bon lui semble. Il se contente d'esquisser le story-board. Suivent Kié la Petite Peste en 1981 et Goshu le Violoncelliste en 1982. Ces deux films évoquent un sujet cher à Takahata et qui est récurrent dans toute son oeuvre : l'abandon, l'enfance orpheline.
En 1988 Le Tombeau des Lucioles lui apporte la reconnaissance internationale, et marque une véritable avancée dans la qualité des longs métrages d'animation. En 1991, il réalise un film intimiste et naturaliste Les Souvenirs ne s'Oublient Jamais, puis vient Pompoko (1994). En 1999 Mes Voisins les Yamada connaît un beau succès à travers le monde. En 2003, il est le metteur en scène des Aventures de Petit Panda, sorti en Europe en juillet 2004.
L'histoire du Tombeau des Lucioles est boulversante, suivre ces deux enfants pendant 1h30 est une tâche éprouvante pour les coeurs sensibles. Chaque scène apporte son lot d'émotion, que ce soit à cause de leur beauté, leur tristesse ou tout simplement à cause de la terrible réalité de la vie qu'elles reflettent. Seita est un jeune homme très courageux qui fait toujours passer sa soeur en premier, il n'hésite pas à aller jusqu'à voler dans les maisons pendant les bombardements pour qu'elle puisse manger à sa faim. Setsuko elle, est une petite fille pleine de vie qui sera peu à peu rattrapé par la dur réalité de la guerre. Mais le film n'est pas qu'une succession de scènes dramatiques (fort heureusement) et certain moments de détentes entre les deux jeunes personnages montrent à quel point ils sont proches l'un de l'autre. Ce qui rend leur séparation encore plus triste évidemment!
Techniquement le film a fait entrer l'animation japonaise dans une nouvelle ère. Le style des personnages est plus réaliste qu'auparavant et l'animation est incroyablement fluide pour une production japonaise! Mais ce sont surtout les décors qui impressionnent par leur détails époustoufflants, chaque plan est un véritable tableau! La mise en scène est également de très grande qualité, Isao Takahata est avec ce film à l'apogée de sa carrière! Les musiques sont quant à elles très belles et savent rendre certaines scènes encore plus tragiques qu'elles ne le sont.

Le Tombeau des Lucioles reste à ce jour le plus beau et le plus émouvant film d'animation que j'ai eu l'occasion de voir. Desservie par une mise en scène de qualité et des décors somputeux, l'histoire de Seita et Setsuko est une des plus tristes qu'il m'ait été d'entendre dans un film, boulversante, belle, réaliste et tragique. Avec La Liste de Schindler, Le Tombeau des Lucioles est un des films les plus réussis sur la Seconde Guerre Mondiale, un chef-d'oeuvre absolu du 7e art, à découvrir absolument (si ce n'est pas déjà fait)!
Note : 20/20
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus, je vous conseil l'excellent dossier consacré au film du site buta connection, référence des sites francophones des productions Ghibli.
26 juillet 2007
Les Simpson, le Film (sortie le 25/07/07)
Résumé : C'est la pire catastrophe que Springfield ait connue, et tout est la faute de Homer, de son nouvel animal familier - un cochon - et d'une fuite dans un réservoir rempli de déjections…Une foule folle de rage se dirige droit sur la maison des Simpson. La famille parvient à s'échapper de justesse, mais ses membres se retrouvent rapidement séparés après s'être disputés. Cette fois, plus que jamais, les citoyens de Springfield ont toutes les raisons d'en vouloir aux Simpson. La catastrophe a attiré l'attention du Président des Etats-Unis, Arnold Schwarzenegger, et du chef de l'Agence pour la Protection de l'Environnement, Oscar Cargill. Sous prétexte de contenir le désastre, Cargill va révéler sa vraie nature ainsi que ses véritables objectifs, et mettre au point un plan diabolique qui menace l'existence même de la ville... Alors que le destin de Springfield et du monde entier est en jeu, Homer se lance dans la plus grande aventure qui soit : sauver la planète, mais plus difficile encore, obtenir le pardon de Marge et rassembler à nouveau sa famille !

Après Ratatouille, Les Simpson, le Film était le deuxième film de l'été que j'attendais le plus. Comme pour le dernier PIXAR j'ai suivi l'évolution du projet de ses balbutiements jusqu'à sa sortie, le découvrant petit à petit au fil des mois avec d'abord le teaser avec Homer en Superman au mois d'avril 2006, puis les extraits du story board en juillet au comic con (salon de comics très réputé aux States), les premières images et enfin les différentes bande-annonces. Normalement je ne devais pas aller le voir ce soir mais grâce au ptit Adrien qui m'a gentiment offert ma place j'ai put le découvrir le jour de sa sortie (désolé Camille, si tu veux on ira le revoir à deux ^^). Après 20 ans de télé la famille Simpson s'est enfin décidé à crever l'écran! Mais le projet ne s'est pas fait en un jour, un film était déjà prévu depuis 1993 mais Matt Groening a préféré attendre de vour le bout de la série avant de se lancer sur le grand écran (bientôt la fin des Simpson?). C'est dire si le film était attendu au tournant! Le problème le plus intéressant était de voir comment une série dont les épisodes ne dépassent pas 20 minutes allaient se débrouiller pour rester aussi drôle et pertinente dans un format long. Alors, pari réussi?

Quand on a été bercé tout son enfance et son adolescence par une bande de débiles jaunâtres à la télé, quel bohneur de les retrouver sur grand écran! La série n'a rien perdu de son comique, je dirais même qu'elle renaît presque de ses cendres (les épisodes des dernières saisons étaient très inégaux). Homer est toujours aussi débile, Bart se donne à 200%, jusqu'à montrer certaines parties de son coprs qu'il n'avait encore jamais dévoilé! Lisa s'avère légèrement plus dôle que dans la série, même si ses tendances à vouloir toujours bien faire reste agaçante. Marge reste fidèle à elle-même, elle supporte tant bien que mal les humeurs de son mari, jusqu'à craquer évidemment (un grand classique de la série). Enfin Maggie tient un rôle assez important (je vous laisse découvrir pourquoi) et son combat avec le biberon cassé est déjà mythique! Par contre il est regrettable qu'on ne voit pas plus les autres personnages de la ville, ils sont plus figurants qu'autre chose, représentant la masse populaire histoire de remplir l'écran, dommage. Parmi les nouveaux personnages le cochon d'Homer reste le plus drôle, bon nombres de gags du film tournent autour de lui (spider cochon spider cochon, il sait marcher au plafond ^^).

L'histoire est évidemment assez tordue, de nombreuses choses dans le film sont complètement invraissemblables mais rien de grave étant donné que cela reste dans l'esprit de la série. D'ailleurs au passage que ceux qui ne connaissent pas la série par coeur se rassurent, les références aux épisodes télé sont vaiment minimes et même quelqu'un qui n'aurait jamais vu la série saura apprécier le film à sa juste valeure. En fait le film est assez indépendant de la série, on ne sait pas si il se déroule durant la première saison ou la 18ème. Le film souffre malheureusement de quelques longeurs, surtout à la fin du deuxième acte (avant le dénouement final). Mais rien de bien grave, c'est juste que pendant ce laps de temps les gags sont moins nombreux que dans le reste du film. Ces derniers sont d'ailleurs forts réussis, on rit énormément et pas juste un ptit sourire! Homer reste évidemment le personnage le plus drôle du film, fidèle à lui-même il est le symbole du bof américain pur sang, le genre de mec qu'on préfère voir en dessin animé qu'en vrai (mon Dieu faite que des gens comme ça n'existent pas! ^^).

Techniquement des efforts on été fait par rapport à la série, la 3D fait ainsi son apparition, que ce soit pour les véhicules ou les immeubles. Son intégration à l'univers 2D est plutôt bien réussi et on ne se rent compte de sa présence que par la fluidité de l'animation changeant selon qu'il s'agisse de 2D ou de 3D. J'avais eu un peu peur en voyant la band-annonce au cinéma, les personnages semblaient foncés, les couleurs bizarres. Heureusement il n'en est rien dans le film, on retrouve toute la palette de la série et les personnages sont bien jaunes! Le film n'est évidememnt pas au format 4/3 mais cinémascope, ce qui ne change pas grand chose en fait! Si, les décors sont ainsi mieux mis en valeur mais à vrai dire ce ne 'est pas l'intérêt premier du fim! Ces derniers sont tout de même bien plus beau que dans la série, même si ce n'est pas non plus du grand art. L'animation quant à elle n'a pas beaucoup évolué par rapport à la série, mais c'est aussi ce qui fait son charme (une animation simple mais efficace) rien à redire donc.

Les Simpson, le Film est donc à la hauteur de la série, c'est à dire excellent malgré quelques longueures vites oubliées. Plus long, plus beau et aussi drôle que les épisodes télé, le film permet un beau renouvellement de la série, la rendant encore plus populaire qu'elle ne l'était (si c'est possible!). Et vu le nombre de personnes que j'ai vu à la séance de 22h30 (salle complète, beaucoup plus de monde que pour Transformers!) je pense que le succés cinématographique de la petite famille au yeux globuleux risque d'être énorme, en tout cas c'est tout ce que je leur souhaite!
Note : 17/20
24 juillet 2007
Ratatouille (sortie le 01/08/07)
Ca y'est, je l'ai enfin vu! Inutile de faire un résumé du film, la majorité de ceux parcourant ces lignes étant comme moi plutôt au courant sur le sujet ^^ (vous pouvez retrouver les nombreuses news sur le film dans mon dossier sur les futurs Disney)! Rentrons donc tout de suite dans le vif du sujet. Pour une fois je remercie le Kinépolis de Lomme car grâce à lui j'ai put découvrir le film en avant-première, yes! Alors qu'en est-t'il de ce nouveau film des studios PIXAR, le niveau a t'il été revu à la hausse après le moyen Cars, le film est-il à la hauteur de nos espérances?

Assurément oui!!! Les mots me manquent pour définir l'admiration que j'ai pour les concepteurs de ce film! Je les remercie à genoux de faire monter aussi haut l'art de l'animation, de prouver au monde entier que l'on peut faire autre chose que des films en images de synthèse avec des pinguins qui chantent ou des monstres verts qui pètent et rotent. Ici on joue dans la cour des grands, les grands maîtres de chez PIXAR, la référence, la crème de la crème de l'animation 3D. Comme la cuisine du film, Ratatouille est un met délicat, qui se déguste bouchée par bouchée, le genre de film dont on ne peut se lasser même après des dizaines de diffusion (j'irai d'ailleurs certainement le revoir dès sa sortie le 1er août!). Oubliez les voitures sympatoches mais parfois gnan gnan de Cars et faites place à Rémy, le rat de goût! Que dire de ce "petit chef", il est trop trop mignon! Ses mimiques sont craquantes, il est là avec ses grands yeux à se frotter ses petites patttes, j'adore! Ses acolytes rongeurs sont tout aussi réussis, son frère Emile est tout rond tout mignon malgré ses habitudes alimentaires plutôt répugnantes, son père, vieillard grincheux et borné et toute le reste de la famille sont également très sympathiques. Linguini le commis est quant à lui très attachant comme personnage, maladroit mais passionné, sensible et drôle il n'est pas le héros classique (PIXAR nous y a habitué : Tilt dans 1001 Pattes ou Marlin dans Le Monde de Némo). Colette (doublée par la charmante chanteuse Camille qui signe également un morceau de la BO) est une femme déterminé, forte (il faut l'être quand on est la seule femme de l'équipe) mais également très douce quand elle le veut et tout aussi attachante que Linguini. Skinner, le méchant du film est génial, petit grincheux, ses expressions sont hilarantes, on se délecte de le voir essayer de dévoiler le secret de Linguini sans jamais y arriver. Enfin Ego le critique gastronomique (autre "méchant" du film) est tout bonnement parfait, ses proportions très alongées et ses couleurs pâles et sombres pourraient nous faire penser qu''il sort d'un film de Tim Burton! Sa gestuelle est superbe, à travers elle on ressent tout le cynisme et le mépris de ce personnage, superbe!

L'histoire en elle-même sort évidemment de l'ordinaire, c'est un PIXAR ne l'oublions pas! Nous suivons durant tout le film le parcours gastronomique et initiatique de Rémy, sa rencontre avec le monde des humains et de la grande cuisine. Ce sera pour lui une véritable révélation qui changera sa vie à jamais, et celle des autres également (je vous laisse découvrir tout ça dans le film ^^). Tout le monde le sait, ce qui fait le succés d'un film d'animation (et d'un film tout court aussi) ce n'est pas sa qualité technique mais bien son scénario. Ici pas d'inquiétude à se faire, avec Brad Bird (réalisateur des Indestructibles et du (Le) Géant de Fer) aux commandes on ne pouvait s'attendre qu'à du caviar. Le début du film est assez surprenant, ça ne commence pas comme on pourait s'en douter, et il en va de même pendant toute la durée du film. A chaque fois que l'on pensait que tout allait bien, que tout se déroulait comme dans toute histoire classique, un élément pertubateur fait son apparition et refait tomber les personnages dans la dure réalité de la vie (Rémy et sont statut de rat répugnant, Linguini et sa tendance à s'emporter trop vite). PIXAR bouscule donc certaines habitudes scénaristiques et ne tombe jamais dans les clichés ou le cul cul la praline. D'ailleurs la morale de l'histoire se fait beaucoup plus discrète que dans Cars et passe au finale très bien (ne pas se fier aux apparences, croire en soi et à ses rêves). On suit donc les aventures de Rémy avec grand intérêt, sans jamais s'ennuyer tant l'action et les rebondissements sont nombreux.

Techniquement PIXAR démontre une nouvelle fois sa maîtrise parfaite de l'outil 3D. Quand j'ai dit que le studio était la référence en matière de film d'animation 3D je ne parlais pas que des histoires mais aussi de la qualité technique! Avec Ratatouille, PIXAR repousse une nouvelle fois les frontières de l'animation assistée par ordinateur et nous offre tout bonnement le plus beau film en images de synthèse jamais sorti. Comme dans chacun des films de la firme, l'équipe technique de Ratatouille s'est ici concentré sur un rendu en particulier, celui de la nourriture! Celle-ci est bluffante de réalisme, on en mangerait presque! Que ce soit le pain, le fromage, les différents plats et soupe, tout paraît succulent. Les différents éclairages et ambiances sont également splendides, Paris est ici représentée non pas de manière réaliste mais utopique et devient donc encore plus belle! Ceci me permet d'ailleurs d'ennoncer mon seul regret du film : celui de na pas voir un peu plus notre capitale! Car en dehors du restaurant, des quais de Seine et de quelques rues on ne voit quasiment rien de la cité, dommage... Mais c'est tout à fait pardonnable quand on voit le souci du détail et la beauté de tout les décors du film, mon préféré restant celui de la cuisine du restaurant, tout bonnement parfait, avec ses centaines d'ustensiles cuivrées brillants de milles feux et ses fourneaux noires et dorées, c'est vraiment la classe! Enfin l'ambiance générale qui se dégage du film est somme toute assez française, même si on tombe parfois dans les clichés (le béret, les sempiternelles deux chevaux et DS qui sont pratiquement les seules voitures que l'on croise, le mime, etc...), heureusement ils ne nous ont pas fait le coup de l'accordéon! Mais ne faisons pas la fine bouche les spectateurs des autres pays n'y verront que du feu! Au final on s'émerveille devant tant de beauté, car oui, tout est beau dans Ratatouille, du trognon de pomme au fond d'une poubelle aux couverts en argent du restaurant de Gusteau, rien est à jeter! Pour finir le graphisme des humains est encore plus réussi que dans les Indestructibles! Tous ont des proportions très différentes, changeant selon leur caractère mais au final chacun fonctionne très bien une fois avec les autres. Le style de ces humains (celui qu'a adopté PIXAR depuis les Indestructibles) a d'ailleurs été repis dans de nombreux films de concurrents, certainement en manque d'inspiration les pauvres ^^.

La musique, composée par Micheal Giacchino est aussi une belle réussite! Etant fan de ce compositeur depuis belle lurette (depuis sa participation à la BO du jeu vidéo Medal of Honor, de Lost ou bien encore des Indestructibles), c'est donc sans surprise que je suis tombé sous le charme de la musique de Ratatouille! On y retrouve tout le style et le talent du compositeur, sa manière de mettre en valeur certains instruments, partant souvent dans des envolées de cuivres fort appréciables. La guitare fait ici son apparition donnant à certain morceaux une sonorité plus hispanique que française! Mais qu'importe, la musique est très belle dans l'ensemble! Le style est parfois assez proche de la BO des Indestructibles, avec ce côté très 60's, jazzy. Les thèmes sont quant à eux de toute beauté, celui de Rémy restant mon favoris avec ses violons dansants et ses touches de flûtes traversières lui donnant cet aspect à la fois léger, harmonieux et dynamique. En plus des musiques de Micheal Giacchino on retrouve la chanteuse Camille, petite bout de femme bien de chez nous qui composa un morceau tout spécialement pour le film, Le Festin. Quel bonheur donc de retrouver cetta artiste talentueuse dans la BO d'un studio tout aussi talentueux! Ce choix est tout à fait en rapport avec le film et la politique du studio : faire parler le talent plus que l'argent. J'aurai en effet été fort déçu si PIXAR avait choisi à la place de Camille, M Pokora Yannick Noah ou bien encore Diams pour représenter la chanson française!

Petit cadeau à l'entrée de la salle : une édition spéciale Ratatouille des Incollables !
Ratatouille est donc bien à la hauteur de la réputation du studio, beau, grand, puissant, drôle, fin, merveilleux, parfait, etc... Un nouveau chef-d'oeuvre signé Brad Bird! Avec ce film PIXAR innove encore et toujours, se réinventant comme à chaque nouveau film. Les autres studios ne peuvent que s'incliner (que dis-je, se prosterner!) devant un tel film, tant la différence de qualité est énorme entre eux (en effet comment comparer Shrek 3 à Ratatouille mdr)! Il me tarde déjà de le revoir!!!!
Note : 20/20
21 juillet 2007
Lifted, le dernier court de Pixar
PIXAR est aujourd'hui un des derniers grands studios d'animation à s'intéresser de près aux courts métrages (Disney reviendra également bientôt à ce format avec un nouveau Dingo!). A chaque sortie d'un nouveau film celui-ci est accompagné d'un petit avant-programme toujours très alléchant. Monstres & Cie avait eu droit à For the Bird, Le Monde de Némo à Knic Knack (ressortie d'un des premiers courts du studio datant de 1988), Les Indestructibles, Saute Mouton et Cars, One Man Band. Une fois n'est pas coutume, Ratatouille n'échappera pas à la règle est sera précédé de Lifted, un court SF racontant le kidnapping d'un humain par un extra-terrestre maladroit :
10 juillet 2007
Concept Art de Ratatouille!
Et oui je vais encore vous parler de ce film ^^ (désolé pour ceux qui en ont marre)! Cette fois-ci j'avais envie de vous montrer ce qui a de plus beau artistiquement parlant dans la préparation d'un film d'animation : les concept art. Ce sont les dessins d'études effectués la plupart du temps en début de production qui permettent de cibler une certain "concept", une atmosphère particulière ainsi que de chercher le style du film. C'est le genre de dessin que j'aimerai voir affiché chez moi ^^!







































